Transporter des marchandises par bateau en passant par les fleuves
Mission: 

Un.e batelier.e est une personne qui transporte des marchandises par bateau sur les fleuves et les canaux. Les marchandises transportées sont essentiellement des produits lourds et denses :

- céréales et semences,

- minerais et déchets métallique,

- acier,

- matériaux de construction (sable, ciment),

- palettes,

- conteneurs,

- automobiles.

En fonction de la taille de son bateau et de son entreprise, le.la batelier.e peut travailler seul.e, en couple ou avoir sous sa responsabilité des collaborateur.ices salarié.es.

Formation: 

Aucune formation n’est obligatoire pour devenir batelier.e. Toutefois, il est conseillé de suivre une formation afin d’acquérir les connaissances techniques relatives au transport de marchandises par bateau ainsi que les compétences propres à la direction d’une entreprise.

  • CAP de navigation fluviale 
  • le certificat professionnel « transporteur fluvial ».
  • la formation supérieure de « Technicien.ne Supérieur.e Logistique et Transport International à dominante fluviale » de niveau bac +2
  • la formation de «Technicien.ne supérieur.e du transport international et de la logistique portuaire, transport fluvial »
  • Pour devenir batelier.e, il est nécessaire d’être titulaire de l’Attestation de Capacité Professionnelle (ACP) :

Ce diplôme permet de prouver que le.la futur.e chef.fe d’entreprise est en mesure de diriger une entreprise et connaît les principaux éléments en droit, gestion commerciale et financière, normes techniques, sécurité, règlementation.

  • L’attestation de capacité professionnelle peut être obtenue auprès des Voies navigables de France, établissement en charge de la gestion des infrastructures, soit :

-par examen : Des stages de préparation à cet examen, d’une durée de trois semaines consécutives, sont organisés par l’Institut de formation « Fluvia » (8 rue Saint Florentin, 75001 Paris, Tél : 01 42 60 36 18 ; http://fluvia.free.fr/). Par ailleurs, la formation « Mention complémentaire », indiquée ci-dessus et organisée sur un an par le Centre de formation des apprentis de la navigation intérieure (CFANI) du Tremblay sur Mauldre, permet égalementde préparer cet examen.

-par équivalence de diplôme : personnes titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur sanctionnant une formation qui permette d'assurer la direction d'une entreprise de transport ou d'un diplôme d'enseignement technique sanctionnant une formation qui prépare aux activités de transport ;

-par équivalence professionnelle : personnes qui ont exercé pendant au moins trois années consécutives des fonctions de direction ou d'encadrement dans une entreprise de transport de marchandises par voie navigable ou dans une autre entreprise, si l'activité qu'elles y ont exercée relève du domaine des transports.

Permis / agréments: 
  • Passer le permis « certificat de conduite des bateaux de commerce » :

Pour conduire un bateau, il est nécessaire d’avoir passé un permis de conduire spécifique, intitulé « certificat de conduite des bateaux de commerce ».

 

 

Lien / contacts: 

En référence aux travaux de Pierre Bourdieu sur le capital social (et l'habitus), d'aucuns en viennent à parler de capital de mobilité (et d'«habitus mobilitaire»). Un tel capital ne repose pas seulement sur la possession de moyens de transport individuels ou l'accès à des moyens de transport collectifs, mais sur des compétences et des savoir-faire.
La capacité de se déplacer, autrement dit la mobilité, constitue un réel capital. La Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse s’engage valorise les ressources individuelles et collectives du territoire.

Initiatives et innovations

Institut pour la Ville en mouvement
Résumé : Parce que les mobilités ne sont pas qu’une question de transport mais un sujet de société, c’est toute la société qu’il faut observer pour innover 
IVM: recherches et actions internationales, solutions innovantes, partage des connaissances
Liens : www.ville-en-mouvement.com

 

Bibliographie

  • Jacques Attali, L'Homme nomade (Fayard, 2003)
  • Eric le Breton, sociologue, spécialiste de la mobilité : « Bouger pour s'en sortir : mobilité quotidienne et intégration social » « Domicile-Travail : les salariés à bout de souffle »
  • François Ascher, sociologue et économiste urbain vers le principe d'un droit à la mobilité