Chauffeur.e de maître / de direction

Assurer le transport de personnes aisées ou d'un.e chef.fe d'entreprise
Mission: 

Conduire un.e PDG de multinationale à l’aéroport, conduire un couple de riches américains de boutique en boutique… Le.la chauffeur.e de direction ou chauffeur.e de maître est au service d’une clientèle aisée mais souvent exigeante. Métier glamour, certes, mais non sans contrainte : horaires irréguliers et caprices des touristes en goguette sont au programme…

La personne peut être attachée à une entreprise (chauffeur.e de direction) et assurer le transport d’un.e chef.fevd’entreprise. Elle peut également dépendre d’une société qui offre ses services aux personnes d’affaires, aux particulier.es ou aux touristes (chauffeur.es de maître).
Distingué.e, d’une présentation irréprochable, le.la chauffeur.e de maître parle deux, voire trois langues étrangères et sait se montrer d’une discrétion à toute épreuve.
Il.elle doit être capable de fournir le bon renseignement au bon moment et d’alimenter la conversation. Il.elle se tient au courant des endroits branchés, connaît les musées, les monuments.
Disposant d’un bon niveau de culture générale, le.la chauffeur.e de maître fait l’effort de potasser les guides et d’approfondir ses connaissances.

Des contraintes aussi…
Il.elle peut être amené.e à conduire une limousine et à côtoyer des personnalités connues, certes, mais ses contraintes sont réelles. Souvent en uniforme, ses horaires de travail sont très variables et peuvent l'obliger à effectuer des déplacements de longue distance, de nuit comme de jour.
Moins glamour, Il faut assurer l’entretien courant de son véhicule et accomplir diverses opérations annexes : port des bagages, tenue des documents de bord, démarches administratives pour les client.es…

Compétences nécessaires
 Adaptabilité, sens du contact
 Concentration, vigilance
 Résistance nerveuse

FORMATION

Aucune formation spécifique n’est requise. Une obligation : être titulaire du permis de conduire, catégorie B, depuis au moins deux ans.

EMPLOIS/DEBOUCHES

Les chauffeur.es travaillent en majorité comme intérimaires, sauf ceux qui ont la chance d’être employé.es par une société de location de véhicules haut de gamme ou par une entreprise.

EVOLUTION

Employé.e par une société intérimaire, il.elle peut évoluer vers un poste d’encadrement, ou alors se faire recruter en emploi à durée indéterminée dans une entreprise cliente.

REMUNERATION

Pendant la haute saison touristique, on peut gagner jusqu’à 2000€ bruts mensuels.

Formation: 

Aucune formation spécifique n'est requise. Un obligation : être titulaire du permis de conduire, catégorie B, depuis au moins 2 ans.

Permis / agréments: 

Permis B depuis 2 ans minimum

En référence aux travaux de Pierre Bourdieu sur le capital social (et l'habitus), d'aucuns en viennent à parler de capital de mobilité (et d'«habitus mobilitaire»). Un tel capital ne repose pas seulement sur la possession de moyens de transport individuels ou l'accès à des moyens de transport collectifs, mais sur des compétences et des savoir-faire.
La capacité de se déplacer, autrement dit la mobilité, constitue un réel capital. La Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse s’engage valorise les ressources individuelles et collectives du territoire.

Initiatives et innovations

Institut pour la Ville en mouvement
Résumé : Parce que les mobilités ne sont pas qu’une question de transport mais un sujet de société, c’est toute la société qu’il faut observer pour innover 
IVM: recherches et actions internationales, solutions innovantes, partage des connaissances
Liens : www.ville-en-mouvement.com

 

Bibliographie

  • Jacques Attali, L'Homme nomade (Fayard, 2003)
  • Eric le Breton, sociologue, spécialiste de la mobilité : « Bouger pour s'en sortir : mobilité quotidienne et intégration social » « Domicile-Travail : les salariés à bout de souffle »
  • François Ascher, sociologue et économiste urbain vers le principe d'un droit à la mobilité