Conducteur-trice de métro ou tramway

Conduire un métro ou un tram
Mission: 

La conduite de métro ou de tram est désormais automatisée mais le.la conducteur.trice n’en joue pas moins un rôle capital. Avec sang-froid, il.elle est capable de reprendre le pilotage manuel à tout instant en cas d’anomalie. Son rôle : transporter les usager.es dans des conditions de confort et de sécurité optimales.

Avant d’entrer dans sa cabine, le.la conducteur.trice de métro vérifie minutieusement le bon fonctionnement des freins, les commandes du tableau de bord et tous les éléments techniques du véhicule. En contact permanent avec le poste de commande centralisé dont il.elle dépend, il.elle ne se sépare jamais de son téléphone à haute fréquence afin de pouvoir signaler tout problème ou d'être prévenu.e d’un danger qui se présenterait.
Il faut être très attentif.ve à la signalisation extérieure qu’il faut absolument respecter. La formation permet de réagir avec efficacité et rapidité en cas d’anomalie.

Une grande prudence
Il.elle commande l’ouverture et la fermeture des portes des rames à chaque entrée en station et surveille la montée et la descente des usager.es. Il ne s’agit pas de donner le départ alors qu’un.e des passager.es est encore en train de grimper à bord !
Enfin, il.elle tient un carnet de bord et rédige bulletins de service et rapports d’incidents

CURSUS/FORMATION

Bien qu’aucun diplôme ne soit exigé, il est conseillé de se présenter en étant titulaire d’un CAP, d’un BEP, ou mieux d’un bac pro, dans le domaine de la mécanique ou de l’électricité. Autres conditions à remplir : être âgé.e d’au moins 21 ans, et posséder le permis de conduire B. Des tests psychotechniques et une visite médicale sont obligatoires. Une fois recruté.e, l’agent.e de conduite suit une formation, sous la forme de stage en alternance, avant d’obtenir le permis de conduite de métro ou de tram.

EMPLOI/DEBOUCHES

Le.la conducteur.trice de métro travaille six heures et demie chaque jour, entrecoupées de pauses. Il.elle travaille soit en roulement, soit en réserve. Dans le premier cas, il.elleconduit toujours sur la même ligne. Dans le second, il.elle peut être amené.e à changer de ligne ou d’horaires à tout moment. A signaler : la cabine de conduite n’est pas spacieuse, certains voyages durent jusqu’à 2 heures sous terre…Claustrophobes s’abstenir !

Évolution professionnelle
A l’issue de la formation, le.la conducteur.trice est d’abord placé.e en réserve. Titularisé.e au bout d’une année, il.elle peut choisir de travailler sur des lignes régulières.
Moyennant la réussite d’un concours interne et une formation complémentaire, l’agent.e de conduite peut prendre la responsabilité d’une ligne ou d’une station.

Grille des salaires
- 1 500 € brut mensuel pour un.e débutant.e hors primes et indemnités diverses.
- 2 200 € brut mensuel en fin de carrière hors primes et indemnités diverses.

En référence aux travaux de Pierre Bourdieu sur le capital social (et l'habitus), d'aucuns en viennent à parler de capital de mobilité (et d'«habitus mobilitaire»). Un tel capital ne repose pas seulement sur la possession de moyens de transport individuels ou l'accès à des moyens de transport collectifs, mais sur des compétences et des savoir-faire.
La capacité de se déplacer, autrement dit la mobilité, constitue un réel capital. La Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse s’engage valorise les ressources individuelles et collectives du territoire.

Initiatives et innovations

Institut pour la Ville en mouvement
Résumé : Parce que les mobilités ne sont pas qu’une question de transport mais un sujet de société, c’est toute la société qu’il faut observer pour innover 
IVM: recherches et actions internationales, solutions innovantes, partage des connaissances
Liens : www.ville-en-mouvement.com

 

Bibliographie

  • Jacques Attali, L'Homme nomade (Fayard, 2003)
  • Eric le Breton, sociologue, spécialiste de la mobilité : « Bouger pour s'en sortir : mobilité quotidienne et intégration social » « Domicile-Travail : les salariés à bout de souffle »
  • François Ascher, sociologue et économiste urbain vers le principe d'un droit à la mobilité