Conducteur-trice de train

Conduite de train, TGV
Mission: 

Le.la conducteur.trice de train assure le transport de voyageur.ses ou de marchandises sur réseau ferré. Il.elle surveille le bon fonctionnement des dispositifs de pilotage pour garantir la plus grande sécurité.

Description métier

Le.la conducteur.trice de train effectue différents contrôles. Il.elle vérifie que tous les éléments de la machine fonctionnent bien.

Une fois en route, la personne régule la vitesse de son train selon les indications du tableau de bord. Seule en cabine de conduite elle sait ainsi quelle vitesse ne pas dépasser sur la distance à parcourir et quelle distance de freinage respecter.
Il faut être très attentif.ve à la signalisation extérieure qu’il faut absolument respecter. Agir très vite et de manière efficace (alerte radio, protection des voies) est alors indispensable. Le comportement doit toujours répondre aux exigences de sécurité.

Il.elle commande la fermeture et l’ouverture automatique des portes des wagons à chaque entrée en gare. Il.elle informe les passager.es des prochains arrêts et des heures d’arrivée en gare terminus.

En cas d’incident technique mineur, on peut être amené.e à effectuer les premiers dépannages sur le train. Il faut tenir un carnet de bord et rédiger bulletins de service et rapports d’incidents.

Les horaires de travail sont variables. On peut travailler la nuit, les samedis, dimanches et fêtes pour assurer la continuité du service.

Les conducteurs.trices de train sont soumis.es, une fois par an, à une visite médicale.

Évolutions

A la Sncf, la personne qui achemine des trains de marchandises peut, avec de l’expérience, devenir conducteur.trice de ligne (trains de moyenne importance), puis de ligne principale (TGV).

A savoir : avec une mention complémentaire (MC) agent.e de transport exploitation ferroviaire (bac + 1), un.e conducteur.trice peut occuper un poste d'opérateur.trice circulation.

Salaires

En début de carrière, le salaire brut d'un.e conducteur.trice est de l'ordre de 1 700 à 1 900 € brut mensuel. S'y ajoutent des primes de travail de nuit ou pour les dimanches et les jours fériés.

Formation: 

La SNCF accueille des alternant.es sur un très large panel de formations, du CAP au BAC+5 (CAP/BAC+1 : 30 % ; BTS/DUT : 27 % ; Licence pro : 25 % ; et 18 % Masters, écoles de commerces et d'ingénieur.es).

Pour se présenter au recrutement certains diplômes sont recommandés :

- CAP, BP, de préférence en spécialité électrotechnique, électronique, mécanique,
- Bac général (bac S)
- Bac techno STI2D sciences et technologies de l’industrie et du développement durable,
- Bac pro ELEEC (électrotechnique, énergie équipements communicants) et MSMA (maintenance des systèmes mécaniques automatisés), option systèmes ferroviaires.

Une formation théorique et pratique est dispensée par l’entreprise de transport. Auparavant, le.la candidate doit se soumettre à des tests psychotechniques, ainsi qu’à une visite médicale de sécurité.

Les connaissances et les conditions physiques pour être conducteur.trice donnent lieu à la délivrance d'une licence de conducteur.trice de train exigée par l'Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF).

Il faut avoir 21 ans pour être conducteur.trice de train à la RATP.

En référence aux travaux de Pierre Bourdieu sur le capital social (et l'habitus), d'aucuns en viennent à parler de capital de mobilité (et d'«habitus mobilitaire»). Un tel capital ne repose pas seulement sur la possession de moyens de transport individuels ou l'accès à des moyens de transport collectifs, mais sur des compétences et des savoir-faire.
La capacité de se déplacer, autrement dit la mobilité, constitue un réel capital. La Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse s’engage valorise les ressources individuelles et collectives du territoire.

Initiatives et innovations

Institut pour la Ville en mouvement
Résumé : Parce que les mobilités ne sont pas qu’une question de transport mais un sujet de société, c’est toute la société qu’il faut observer pour innover 
IVM: recherches et actions internationales, solutions innovantes, partage des connaissances
Liens : www.ville-en-mouvement.com

 

Bibliographie

  • Jacques Attali, L'Homme nomade (Fayard, 2003)
  • Eric le Breton, sociologue, spécialiste de la mobilité : « Bouger pour s'en sortir : mobilité quotidienne et intégration social » « Domicile-Travail : les salariés à bout de souffle »
  • François Ascher, sociologue et économiste urbain vers le principe d'un droit à la mobilité