Conducteur-trice d'engins de travaux publics

Conduite de pelleteuses, niveleuses, bulldozers...
Mission: 

Sur tous les grands chantiers se remarque la conduite d’engins où s'actionnent pelles mécaniques, bulldozers, chargeuses, niveleuses, décapeuses…Même si c'est parfois aux commandes de mastodontes, il s'agit d'un travail de haute précision car il faut respecter les cotes au centimètre près. Tous ces engins ont vocation à terrasser ou à niveler un terrain pour permettre la construction d’un édifice, ou d’un ouvrage d’art tel que pont, autoroute ou tunnel. Il s'agit de tracter également tous les matériaux lourds qui ne sont pas manipulés par la grue, soit parce qu’ils sont trop lourds, soit parce que leur quantité ne justifie pas son utilisation. Il faut donc travailler en relation étroite avec les différent.es partenaires présent.es sur le chantier, qui expliquent où ils désirent recevoir leurs marchandises. La conduite d’engins implique naturellement expérience et expertise des machines, variées, qui sont à manipuler. Engins sur roues, tracteurs sur chenilles, chacun a une fonction particulière. En plus de savoir apprécier les distances et les reliefs, et d’avoir le sens de l’équilibre, il faut aussi savoir détecter une anomalie, ou effectuer les petites réparations et l’entretien régulier de son parc d’engins. CURSUS/FORMATION Le CAP conduuite d’engins associé à un CAP mécanique prépare bien à ce métier. Pour accéder à niveau de responsabilités plus important, il est conseillé de passer le BP puis le bac pro travaux publics. EMPLOI/DEBOUCHES On trouve de la conduite d’engins de travaux publics sur tous les chantiers d’envergure. Avec de l’expérience, la conduite d’engins de travaux publics peut mener à une spécialisation dans l’utilisation des machines les plus puissantes comme le tunnelier, qui permet de creuser en sous-sol, ou de percer une colline… Il est aussi possible d'accéder au poste de chef.fe d’équipe, voire de chef.fe de chantier.

En référence aux travaux de Pierre Bourdieu sur le capital social (et l'habitus), d'aucuns en viennent à parler de capital de mobilité (et d'«habitus mobilitaire»). Un tel capital ne repose pas seulement sur la possession de moyens de transport individuels ou l'accès à des moyens de transport collectifs, mais sur des compétences et des savoir-faire.
La capacité de se déplacer, autrement dit la mobilité, constitue un réel capital. La Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse s’engage valorise les ressources individuelles et collectives du territoire.

Initiatives et innovations

Institut pour la Ville en mouvement
Résumé : Parce que les mobilités ne sont pas qu’une question de transport mais un sujet de société, c’est toute la société qu’il faut observer pour innover 
IVM: recherches et actions internationales, solutions innovantes, partage des connaissances
Liens : www.ville-en-mouvement.com

 

Bibliographie

  • Jacques Attali, L'Homme nomade (Fayard, 2003)
  • Eric le Breton, sociologue, spécialiste de la mobilité : « Bouger pour s'en sortir : mobilité quotidienne et intégration social » « Domicile-Travail : les salariés à bout de souffle »
  • François Ascher, sociologue et économiste urbain vers le principe d'un droit à la mobilité