Permis de conduire des véhicules adaptés au transport sanitaire

En France, le terme « ambulance » est réservé aux véhicules ayant à leur bord au moins un titulaire du diplôme d'état d'ambulancier (DEA) et permettant le transport allongé. Cela comprend :

  • les véhicules (type A1, A2, B et C) des entreprises privées titulaires de l'agrément préfectoral de transport sanitaire pour l'urgence et pour le transport sur prescription médicale. Les ambulances de secours et de soins d'urgences (ASSU) sont des véhicules ou l'équipage peut tenir debout dans la cellule sanitaire;
  • les véhicules d'intervention du SMUR ;
  • les véhicules d'intervention du SAMU appelés « UMH » ;
  • les « ambulances de réanimation » (AR) de la BSPP ou du BMPM.

Les véhicules suivants ne sont pas des ambulances au sens réglementaire :

Tous ces véhicules (ambulances, VSAB, VSAV, VPSP, PSR et PSE, véhicules sanitaires de l'armée) sont regroupés sous le vocable « véhicules adaptés au transport sanitaire ».

La conduite de véhicules sanitaires (que ce soit VSAV, ASSU, SMUR etc.) impose la

détention du permis ‘’ambulance/taxi/transports en commun jusqu'à 9 personnes’’.

Le permis de conduire une ambulance s'obtient sur visite médicale chez un médecin agréé par la préfecture de son domicile, auprès du Service des permis de conduire.

Ce permis « blanc », n'est délivré qu'aux conducteurs ayant le permis B depuis plus de 3 ans.

En référence aux travaux de Pierre Bourdieu sur le capital social (et l'habitus), d'aucuns en viennent à parler de capital de mobilité (et d'«habitus mobilitaire»). Un tel capital ne repose pas seulement sur la possession de moyens de transport individuels ou l'accès à des moyens de transport collectifs, mais sur des compétences et des savoir-faire.
La capacité de se déplacer, autrement dit la mobilité, constitue un réel capital. La Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse s’engage valorise les ressources individuelles et collectives du territoire.

Initiatives et innovations

Institut pour la Ville en mouvement
Résumé : Parce que les mobilités ne sont pas qu’une question de transport mais un sujet de société, c’est toute la société qu’il faut observer pour innover 
IVM: recherches et actions internationales, solutions innovantes, partage des connaissances
Liens : www.ville-en-mouvement.com

 

Bibliographie

  • Jacques Attali, L'Homme nomade (Fayard, 2003)
  • Eric le Breton, sociologue, spécialiste de la mobilité : « Bouger pour s'en sortir : mobilité quotidienne et intégration social » « Domicile-Travail : les salariés à bout de souffle »
  • François Ascher, sociologue et économiste urbain vers le principe d'un droit à la mobilité